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Travailler en protection de l’enfance au-delà des dispositifs

L’adéquation de l’environnement aux besoins de l’enfant est au cœur des objectifs de la protection de l’enfance. Pourtant le décalage des réponses aux besoins est le lot quotidien des professionnels qui travaillent au sein des services et de leurs partenaires. Qu’il s’agisse d’une réalité objective ou subjective, ces situations génèrent de la frustration, de la colère, des sentiments d’impuissance, du désinvestissement, l’envie de lâcher, d’abandonner, attaquent la continuité du sentiment d’identité professionnelle, passivent, font agir … Il semble donc fondamental de s’y pencher.

Il est bien évidemment impossible d’évacuer les questions sociétales et politiques en jeu dans ces phénomènes. Cette formation propose avant tout de cheminer afin de trouver des marges de manœuvre pour ces situations qui génèrent tant de sentiments d’impasse.

Comment continuer à mener une action efficiente lorsque le dispositif de protection semble inopérant ou inadapté ?

Coanimé par Thomas Souris et Julien Lelièvre, psychologues cliniciens. Participation d’intervenants spécialisés.

Programme

Premier module

Lundi 15 juin 2026

  • Horaires : 09:30 — 13:00

    Sujet : Présentations, en s’appuyant sur une situation qui illustre le choix de la formation. — Présentation d’un système de protection de l’enfance étranger. — Que favorisent-il ? En quoi éclaire-t-il notre façon de fonctionner ? Qu’ouvrent-ils comme possibilités ?.

  • Horaires : 14:00 — 17:30

    Sujet : Contrainte, collaboration, co-construction ?. — L’opposition, la non demande, la « pseudo-demande », l’adhésion. — Des jeux de rôle serviront de support à la réflexion.

Mardi 16 juin 2026

  • Horaires : 09:30 — 13:00

    Sujet : Mieux comprendre la logique juridique. — Mise au travail de l’articulation au judiciaire. — Les écrits destinés aux juges.

  • Horaires : 14:00 — 17:30

    Sujet : L’acte et la pensée. — L’acte, l’acte manqué, le passage à l’acte, de passage par l’acte, le recours à l’acte. — Des jeux de rôle serviront de support à la réflexion. — La créativité mise à l’epreuve. — « Jeu et réalité » D. W. Winnicott et autres apports théoriques.

Second module

Vendredi 18 septembre 2026

  • Horaires : 09:30 — 13:00

    Sujet : Échanges à partir des situations qui ont questionné les stagiaires depuis la première partie de la formation. — Comment mettre au travail le négatif quand il est particulièrement à l’œuvre ?. — Théories de la négativité.

  • Horaires : 14:00 — 17:30

    Sujet : L’appui sur les partenaires. — En quoi le réseau est susceptible de transformer le dispositif ?. — Mise en situation. — Autres questions que les participants souhaitent approfondir. — Bilan de la formation

  • Définir les priorités pour l’enfant.
  • Identifier les obstacles et les leviers en fonction du dispositif.
  • Chercher une plus grande efficacité dans les échanges avec le juge.
  • Le lien avec les partenaires.
  • L’articulation entre le cadre interne et le cadre externe.
  • La question du Tiers, comment le faire émerger.
  • Affiner les liens entre les besoins fondamentaux et les objectifs principaux de l’application de la mesure.
  • Faire de ses éprouvés un outil de travail.
  • Identifier les paradoxes.
  • Repérer la différence entre cadre et cadre interne.
  • Identifier les besoins prioritaires de l’enfant.
  • Mieux identifier les facteurs thérapeutiques de la mesure.
  • Transmettre le plus précisément possible au juge le sens de l’évolution de la mesure.
  • 2 + 1 jours afin d’articuler les effets de la formation à la réalité du terrain.
  • Pour tenter de créer de nouveaux espaces de pensée cette formation sera coanimée par des psychologues travaillant à l’intérieur et à l’extérieur des services de protections de l’enfance.
  • En amont, les attentes et besoins des stagiaires sont recueillis à travers un questionnaire amont.
  • Tout au long de la formation, le formateur vérifie la bonne assimilation des apprentissages à l'aide de mises en pratique et de questions.
  • En fin de formation, les stagiaires doivent répondre à un questionnaire. Cette évaluation porte sur l'atteinte des objectifs, le programme, les méthodes d'animation et la qualité globale de la formation.
  • Deux mois après la formation, un questionnaire à froid permet de mesurer les effets de la formation sur les pratiques.
  • Les institutions sont-elles interrogées elles aussi à l'issu de la formation par le biais d'un questionnaire de satisfaction.
  • Tout professionnel travaillant dans (ou en lien avec) le champ de la protection de l'enfance.

  • Aucun.
  • Une question ? Nous avons la réponse ! L'équipe du Copes est là pour vous accompagner.