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Pourquoi et comment développer l’adoption tardive des enfants pupilles de l’État ?

En France, l’adoption tardive reste rare en raison d’un système long et complexe, malgré l’augmentation des enfants concernés. Une formation spécifique vise à mieux accompagner ces projets d’adoption.

La France est le pays qui a le système juridique et administratif d’adoption tardive le plus lent et le plus compliqué au monde. Cela explique en partie le faible nombre d’adoptions réalisées chaque année. L’adoption tardive concerne les enfants devenus pupilles de l’État, hors accouchement secret, suite au délaissement ou à la violence continue de leurs parents. La moyenne d’âge est de 7 à 8 ans et, chaque année, entre 200 et 240 enfants grands sont adoptés en France. Avec la création des Cessec, au fil des ans, une augmentation sensible des admissions pupilles « d’enfants grands » a été constatée. En revanche, les différentes lois (notamment sur la protection de l'enfance en 2016 et 2022) n’ont eu aucun effet sur le nombre d’adoptions tardives réalisées chaque année. Fondée entre autres sur des références anglo-saxonnes et québécoises, la formation a pour but d’apporter les bases théoriques et pratiques pour maîtriser la mise en œuvre des projets d’adoption tardive dans ses différentes étapes.

Animé par Nadine Muszynski, assistante de service social.

Programme

Lundi 11 mai 2026

  • Horaires : 09:30 — 13:00

    Sujet : Quand le placement ne suffit plus : les différentes formes de dysparentalités irréversibles. La notion de placement long à celle de projet de vie. L’adoption tardive une perspective à développer.

  • Horaires : 14:00 — 17:30

    Sujet : Un changement de statut qui doit correspondre au vécu de l’enfant afin de l’aider à mettre du sens dans ses évènements de vie. Étude de situations.

Mardi 12 mai 2026

  • Horaires : 09:30 — 13:00

    Sujet : L’adoptabilité de l’enfant : un mode d’emploi à penser et à structurer. Étude de situations.

  • Horaires : 14:00 — 17:30

    Sujet : Les principes fondamentaux du dispositif d’apparentement, les différents choix possibles. Aller au rythme et selon les besoins de l’enfant.

Mercredi 13 mai 2026

  • Horaires : 09:30 — 13:00

    Sujet : L’adoptabilité institutionnelle : Evaluation et accompagnement des familles adoptantes.

  • Horaires : 14:00 — 17:30

    Sujet : L’adoption doit encore faire face à des « dogmes » qui ont la dent dure… L’adoption simple, la relation fratrie, l’adoption par la famille d’accueil, l’échec d’adoption. Réussites et échec en adoption tardive, les différents constats possibles.

  • Les besoins fondamentaux de l’enfant et la notion de projet de vie.
  • La double appartenance familiale et les 5 « caregivers ».
  • La temporalité de l’enfant.
  • La nécessité du retrait total de l’autorité parentale.
  • Préparation et accompagnement des « familles suffisamment bonnes ».
  • Les 3 rapports prévus par la loi et les prérequis psychologiques à l’adoption.
  • L’adoptabilité institutionnelle.
  • Les facteurs de risque chez l’enfant.
  • La méthodologie de projet (choix des familles, apparentement et accompagnement).
  • Le « post-adoption » : devenir et évolution de l’enfant adopté.
  • Identifier les différentes formes de dysparentalités extrêmes et les modalités d’admission pupille spécifiques.
  • Maîtriser les enjeux de l’adoption tardive.
  • Spécifier la méthodologie de projet d’adoption tardive (choix de la famille, accompagnement, apparentement).
  • Distinguer les notions d’adoptabilité psychologique et institutionnelle.
  • Se repérer dans les différents modes d’adoption et prévenir leurs échecs.
  • 3 jours.
  • Exposés théoriques et de situations concrètes.
  • Présentation d’outils (récit de vie, livret des habitudes, album de vie de l’enfant, dessin de famille, etc.).
  • Échanges d’expériences.
  • En amont, les attentes et besoins des stagiaires sont recueillis à travers un questionnaire amont.
  • Tout au long de la formation, le formateur vérifie la bonne assimilation des apprentissages à l'aide de mises en pratique et de questions.
  • En fin de formation, les stagiaires doivent répondre à un questionnaire. Cette évaluation porte sur l'atteinte des objectifs, le programme, les méthodes d'animation et la qualité globale de la formation.
  • Deux mois après la formation, un questionnaire à froid permet de mesurer les effets de la formation sur les pratiques.
  • Les institutions sont-elles interrogées elles aussi à l'issu de la formation par le biais d'un questionnaire de satisfaction.
  • Travailleurs sociaux, psychologues, médecins, cadres administratifs ASE, membres de conseils de famille des pupilles ou d’associations en lien avec l’adoption.

  • Aucun.